TBP AFK – Dead Men Tell No Tales

TBPAFK

Loin de la Tragicomédie commerciale des Oscars ou des beaux discours des Césars, TPB AFK a fait une sortie bien timide. Le grand jour fait sur le procès des Majors de l’industrie du disque et de Hollywood contre le plus gros site hébergeur de BitTorrent au monde (c’est à dire trois personnes…) aurait dû mener à un énorme scandale, à une levée de boucliers, à une foule d’indignés en sandales, et au final Au Grand Soir Cybernétique… Mais non. The Pirate Bay Away From Keyboard (TPBAFK) est passé Far Away, IRL (In Real Life).

Hydrabay

Un pauvre article dans Le Monde ou le pigiste dans un consensus didactique s’est senti contraint de trouver des “zones d’ombres” et quelques critiques sur des détails dont tout le monde se fout. Et Pendant ce temps là dans Le monde du Cinéma, la machine continuait de tourner la même comédie. Le sacre de Ben Affleck et la chute de Jennifer Lawrence ont vite fait de tourner la page… A Good Day To Die Hard aurait été parfait pour illustrer le fracas de l’Industrie Culturelle américaine, française (La médiocrité répétée des Victoires de la Musique n’est pas si loin) et mondiale.

Si peu de bruit alors que le documentaire a été vu par près de 15000000 utilisateurs YouTube, alors que 3000 autres ont payé le téléchargement de celle-ci ce qui a généré plus de 36000 dollars -A titre de comparaison le César du meilleur documentaire 2013 Les Invisibles a fait 45000 entrées-…

Si ce documentaire qui interroge l’avenir de la culture à l’heure du numérique n’a pas sa place dans les médias institutionnels (bien que la BBC et Arte sentant la bonne affaire l’aient en partie produit), ni sur les festivals (malheureusement pas financés par les bonnes personnes), alors nous devons lui faire une place à l’ombre, dans la rue, entre jeunes, sous le manteau, en sous-terrain, sur la toile et nous battre.

Car il s’agit d’une lutte. The Pirate Bay c’est l’histoire de trois types qui par hasard se retrouvent à la tête d’un site qui catalyse la problématique actuelle de la révolution numérique appliquée au bien culturel, et qui aujourd’hui sont derrière les barreaux. Away From Keyboard, c’est l’histoire d’un conflit générationnel. D’un coté des vieux cons qui tiennent par la corruption, la répression, un système croulant garantissant le monopole d’une culture légitime occidentale privilégiée. De l’autre une jeunesse internet, née avec un clavier et au bout des doigts, liberté, culture et World Wide Web.

Les trois protagonistes

Que faire contre cette bande de cochons en robe de gala, qui préfère se renifler les fesses plutôt que regarder le ciel et voir de quoi demain sera fait? Les saigner, et en faire du boudin? Personne n’en voudra. Les envoyer en Russie ? il parait que l’obésité et la connerie s’y soignent bien

L’Industrie Culturelle avait déjà essayé de nous vacciner de toute liberté avec une bonne SOPA (Stop Online Piracy Act) qui avait du être suspendu tellement ses instigateurs n’avaient aucune notion des médias numériques. Aujourd’hui The Bay est à l’abris de la jalousie des zélotes des droits d’auteurs sur les serveurs des Partis Pirates européens (faisant face à des menaces en suède, le site migrerait actuellement vers les serveurs norvégiens et espagnols du Parti Pirate). Ses trois pirates eux, n’en ont pas fini avec la justice. Espérons qu’ils s’en sortent aussi bien que notre bon gros Kim Dotcom.

Le bon coté de l’obésité c’est qu’il y a de la place pour la beauté intérieure :

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